vendredi
 
Je n’aime pas à voir le garçon sur la fille
Donner des coups de cul et danser le galop
Aux applaudissements de toute la famille
Qui dit : « Ca vient, putain ! Fais-la jouir, salop ! »

jeudi
 
Je n’aime pas à voir le potager plein d’ombre
Où la fille de ferme, accroupie à l’écart,
Célèbre ses amours avec un vert concombre
Dans un con large et chaud qui gante seize et quart.

vendredi
 
Je n’aime pas à voir deux bas en fil d’Écosse
Composer sur mon lit le vêtement complet
De l’impubère enfant, de la très sale gosse
Qui tète encore mon vit pour en tirer du lait.

jeudi
 
Je n’aime pas à voir l’époux à la mairie
Qui, dès que son désir reçoit le sceau légal,
Flanque sa pine au con de sa femme chérie
Pour remplir en public le devoir conjugal.

mercredi
 
Je n’aime pas à voir la jeune mariée
Dire au jeune mari : « Mon petit Adrien,
Sur les lèvres du con, je suis avariée
Encule-moi plutôt, tu n’attraperas rien. »

mardi
 
Je n’aime pas à voir la dame très bien mise
Qui sitôt qu’un monsieur demande : « De qui c’est ? »
Relève son manteau, sa jupe et sa chemise
Et dit : « Mes poils du cul viennent de chez Doucet. »

vendredi
 
Je n’aime pas à voir la vieille phallophore
Plonger un godemiché béni par sa grandeur
Dans l’honorable con de Lucy Phélix Phaure
Qui minaude : « Finis, vilain petit bandeur ! »

mardi
 
Je n’aime pas qu’un prêtre, absolvant ses ouailles,
Trouve dix-sept garçons qui, du soir au matin,
Ont gaiement enfilé Madame de Noailles
Et disent avec un soupir : « Quelle putain ! »

lundi
 
Je n’aime pas à voir la jeune sous-préfète
Qui dit en se troussant à la fin d’un dîner :
« Si je montre mon cul, c’est que je suis bien faite,
Messieurs, mais ce n’est pas pour le faire piner. »

jeudi
 
Je n’aime pas à voir, gravée en frontispice,
Une Agnès qui se branle, et cette inscription :
« Papa, quand je décharge on dirait que je pisse. »
C’est mal d’encourager la masturbation.